SpaceX a officiellement demandé au régulateur sud-africain des télécommunications, l’ICASA, de revoir sa proposition de redevances sur le spectre satellite, arguant que ces frais pourraient freiner le déploiement de son réseau Starlink dans le pays. Une intervention qui pourrait avoir des répercussions sur l’accès à internet haut débit en Afrique.

Antenne Starlink déployée en Afrique du Sud pour l'internet par satellite
Une antenne Starlink en Afrique du Sud, symbole de l'expansion des réseaux satellitaires sur le continent.. Illustration IA par BNTIC News

Dans un document daté du 29 juin 2026, adressé à l’Independent Communications Authority of South Africa (ICASA), SpaceX salue d’abord la démarche consultative du régulateur, mais exprime des « préoccupations majeures » concernant la structure tarifaire proposée dans le projet d’amendement des Radio Frequency Spectrum Fees Regulations, publié en mai 2026. La société, qui opère le réseau Starlink en orbite basse (LEO), y voit un risque pour son expansion en Afrique du Sud, où elle compte desservir consommateurs et entreprises via une filiale locale.

Un enjeu de connectivité pour l’Afrique

Le spectre satellite est une ressource critique pour les opérateurs comme Starlink, qui misent sur des constellations de satellites en orbite basse pour offrir un internet haut débit dans les zones mal desservies par les infrastructures terrestres. En Afrique, où près de 60 % de la population reste privée d’accès fiable à internet, selon la Banque mondiale, ces technologies représentent une opportunité majeure pour réduire la fracture numérique.

SpaceX, par la voix de Ryan Goodnight, son directeur principal de l’accès au marché, souligne que les redevances proposées par l’ICASA pourraient alourdir les coûts d’exploitation et, in fine, se répercuter sur les tarifs proposés aux utilisateurs. Une situation qui, si elle se confirmait, pourrait ralentir l’adoption de solutions satellitaires sur le continent, alors que des pays comme le Burkina Faso ou le Nigeria explorent activement ces alternatives pour connecter leurs zones rurales.

Aucune décision n’a encore été prise par l’ICASA, qui doit désormais examiner les observations des parties prenantes.  Pour l’heure, SpaceX maintient son intention d’étendre ses services en Afrique du Sud, mais le cadre tarifaire final sera déterminant pour la viabilité du projet.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de négociation entre les régulateurs africains et les géants du numérique. En 2025, le Nigeria avait déjà assoupli ses règles pour faciliter l’arrivée de Starlink, tandis que d’autres pays, comme le Kenya, étudient des modèles de redevances adaptés aux spécificités des réseaux satellitaires. Une dynamique qui pourrait s’accélérer si l’ICASA revoit sa copie.

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Source : TechAfrica News

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