Le Kenya et la Tanzanie accélèrent leur collaboration pour réguler les communications par satellite, un levier clé pour étendre le haut débit en Afrique de l’Est. Cette semaine, les autorités tanzaniennes et kenyanes ont engagé un dialogue technique visant à harmoniser leurs cadres réglementaires, avec un accent particulier sur les services satellitaires en orbite basse (LEO).

Délégation tanzanienne et kenyane en réunion sur la régulation des satellites à Nairobi
Les régulateurs du Kenya et de la Tanzanie échangent sur les cadres réglementaires des communications par satellite à Nairobi.. Illustration IA par BNTIC News

La Tanzania Communications Regulatory Authority (TCRA) effectue une visite de benchmarking de deux jours auprès de la Communications Authority of Kenya (CA). Au programme : échange d’expériences sur les licences, la gestion du spectre, les mécanismes de conformité et les politiques émergentes pour intégrer le haut débit satellitaire dans leurs écosystèmes télécoms nationaux. Les discussions portent également sur les défis spécifiques aux services LEO, dont la couverture étendue et la faible latence pourraient combler les zones blanches numériques de la région.

Utilisateurs d'Internet — KEN, TZA
Évolution du taux de pénétration d'Internet au Kenya et en Tanzanie depuis 2015, illustrant les progrès et les écarts persistants dans l'accès au numérique.
Utilisateurs d'Internet — %. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 27/08/2026. Pays : KEN = Kenya ; TZA = Tanzanie.

Cette coopération intervient dans un contexte où l’Afrique de l’Est mise de plus en plus sur les infrastructures spatiales pour réduire la fracture numérique. Selon les données disponibles, près de 30 % de la population kenyane et 25 % de la population tanzanienne n’ont toujours pas accès à une connexion Internet fiable, notamment dans les zones rurales. Les services LEO, portés par des acteurs comme Starlink ou OneWeb, pourraient offrir une alternative économique aux réseaux terrestres coûteux à déployer.

Pour les régulateurs, l’enjeu est double : sécuriser les cadres juridiques tout en stimulant l’innovation. L’harmonisation des licences et du spectre entre les deux pays pourrait faciliter les investissements transfrontaliers et éviter les chevauchements de fréquences, un risque croissant avec la multiplication des constellations satellitaires. « Cette visite marque une étape importante vers une approche régionale coordonnée », a souligné un responsable de la CA, sans donner plus de détails sur les prochaines étapes concrètes.

À plus long terme, cette coopération pourrait inspirer d’autres pays africains à adopter des standards communs, comme l’a récemment fait le Liberia avec ses directives satellitaires. Une dynamique qui s’inscrit dans la vision de l’Union africaine de créer un marché unique du numérique d’ici 2030, où les infrastructures spatiales joueront un rôle central.

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Source : TechAfrica News

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