Le Kenya s’impose comme un laboratoire africain du nucléaire civil avec la structuration de son programme énergétique. Le Kenya Nuclear Electricity Board, créé en 2019, incarne cette ambition, tandis que le pays explore cette voie depuis 1965, date de son adhésion à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Cette initiative s’inscrit dans un mouvement continental : 20 pays africains étudient actuellement l’intégration du nucléaire dans leur mix énergétique, selon les déclarations de Lawrence Gumbe, président de l’Agence kényane de l’énergie nucléaire (NuPEA), rapportées par ESI Africa. L’objectif ? Diversifier les sources d’électricité et renforcer la résilience des réseaux face à la demande croissante.
Un projet né d’une vision long terme
Dès les années 1960, le Kenya a posé les bases de son exploration nucléaire en créant un comité dédié au sein du ministère de l’Énergie. Cette démarche s’est concrétisée par la formation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la mise en place d’une feuille de route progressive. Le Kenya Nuclear Electricity Board, lancé en 2019, a depuis accéléré les études de faisabilité et les partenariats internationaux, notamment pour harmoniser les normes réglementaires.
Cette stratégie s’appuie sur des collaborations techniques et des échanges avec des acteurs comme la Russie, la Chine ou la Corée du Sud, déjà engagés dans des projets similaires sur le continent. L’harmonisation des cadres juridiques et techniques est présentée comme un préalable indispensable pour sécuriser les investissements et garantir la sûreté des installations.
Pour le Burkina Faso et l’Afrique de l’Ouest, cette dynamique offre des opportunités de transfert de technologies et de mutualisation des expertises. L’autonomie énergétique, un enjeu continental, passe désormais par l’évaluation des options nucléaires, aux côtés des énergies renouvelables déjà déployées.
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