Roblox, la plateforme de jeux en ligne plébiscitée par des millions d’enfants à travers le monde, vient de s’engager formellement à renforcer la protection des mineurs en Australie. Un accord juridiquement contraignant, signé le 17 août 2026 avec le régulateur australien eSafety, impose à l’entreprise des mesures concrètes pour limiter les risques de contact entre adultes et enfants sur sa plateforme. Cette décision fait suite à une enquête approfondie menée par eSafety, qui a révélé des failles persistantes dans les dispositifs de sécurité de Roblox, malgré des améliorations introduites fin 2025.

Les tests réalisés par le régulateur australien ont mis en lumière plusieurs problèmes critiques. Des comptes présentés comme ceux d’adultes ont pu envoyer des demandes de connexion à des enfants australiens sans nécessiter le consentement parental. Pire encore, les profils des jeunes utilisateurs, incluant leurs noms de compte, leurs centres d’intérêt et même leurs listes de contacts, restaient visibles par tous les utilisateurs de la plateforme, sans possibilité de restreindre cette visibilité. Ces lacunes exposaient les mineurs à des risques de harcèlement ou d’exploitation, selon eSafety.
Un accord contraignant pour trois ans
L’accord signé par Roblox, accepté par la commissaire Julie Inman Grant le 19 août 2026, est valable pour une durée de trois ans. Il prévoit notamment :
- Le renforcement des protections contre les contacts non sollicités entre adultes et enfants ;
- L’amélioration des paramètres de confidentialité pour les comptes des mineurs, avec des options de restriction plus strictes ;
- La refonte des systèmes de signalement des contenus ou comportements nuisibles, pour une prise en charge plus rapide et efficace.
Ces mesures s’ajoutent à des changements déjà introduits par Roblox en décembre 2025, comme le passage en mode privé par défaut pour les comptes des moins de 16 ans ou la restriction des discussions directes jusqu’à validation de l’âge. Pourtant, les tests menés par eSafety en 2026 ont montré que ces dispositifs restaient insuffisants. Ars Technica souligne que les adultes pouvaient toujours interagir avec les enfants via des forums communautaires, contournant ainsi les restrictions mises en place.
Pour le Burkina Faso et l’Afrique, où Roblox connaît une popularité croissante auprès des jeunes, cette actualité rappelle l’importance de la vigilance parentale et de la régulation des plateformes numériques. Si aucun cas similaire n’a été signalé sur le continent, les risques liés à l’exposition des mineurs en ligne restent une préoccupation majeure. Les autorités africaines pourraient s’inspirer de l’approche australienne, qui combine tests indépendants et accords contraignants pour garantir la sécurité des utilisateurs les plus vulnérables.
Roblox, qui revendique plus de 70 millions d’utilisateurs actifs quotidiens dans le monde, n’a pas encore communiqué sur l’extension de ces mesures à d’autres pays. Cependant, l’accord australien pourrait servir de modèle pour d’autres régulateurs, notamment en Europe ou en Amérique du Nord, où les débats sur la protection des mineurs en ligne sont également vifs.
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