L’Afrique franchit une étape historique avec le lancement du premier hub hydrogène vert entièrement alimenté par l’énergie solaire sur le continent. Situé à Walvis Bay en Namibie, ce projet de 5 MW marque un tournant dans la transition énergétique africaine, combinant innovation technologique et réduction des émissions du transport lourd.

Le site, développé par CMB.TECH en partenariat avec le groupe namibien Ohlthaver & List, s’étend sur 6,5 hectares et intègre 7 000 modules solaires couplés à un électrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM) de 5 MW. Une batterie de 5,9 MWh complète l’installation, garantissant une production d’hydrogène stable et décarbonée. Selon les promoteurs, ce hub est le premier projet africain full-stack intégrant production, stockage et utilisation directe de l’hydrogène vert.
L’hydrogène produit servira initialement à alimenter des camions et générateurs en mode dual-fuel, avec des applications ferroviaires et maritimes prévues. CMB.TECH, premier utilisateur final, testera également une locomotive à hydrogène pour le fret. Siemens a fourni les systèmes électriques, d’automatisation et de sécurité de l’installation, tandis qu’un centre de formation et une station de ravitaillement en hydrogène complètent l’écosystème.

Part des énergies renouvelables — %. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 29/08/2026. Pays : NAM = Namibie ; ZAF = Afrique du Sud ; KEN = Kenya.
Un modèle reproductible pour l’autonomie énergétique africaine
Ce projet namibien s’inscrit dans une dynamique continentale où l’hydrogène vert émerge comme une solution clé pour décarboner les secteurs difficiles à électrifier. Walvis Bay, port stratégique de Namibie, illustre le potentiel des énergies renouvelables locales pour réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles. Selon pv magazine, le hub pourrait inspirer des initiatives similaires en Afrique subsaharienne, où l’ensoleillement et les ressources minières favorisent le développement de filières hydrogène locales.
Les prochaines étapes incluent une phase d’essai des véhicules et locomotives à hydrogène, ainsi qu’une montée en puissance progressive de la production. Les développeurs prévoient d’étendre la capacité du site pour répondre à la demande croissante en carburants propres, tout en formant une main-d’œuvre locale qualifiée grâce au centre dédié.

Pour l’Afrique, ce projet représente bien plus qu’une innovation technologique : il ouvre la voie à une souveraineté énergétique accrue et à la création d’emplois dans les filières vertes. En transformant son ensoleillement en une ressource stratégique, le continent pourrait réduire ses émissions tout en stimulant une économie circulaire autour de l’hydrogène.
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