Un accord historique entre deux géants du solaire scelle une avancée technologique majeure. Caelux, spécialiste californien des cellules pérovskites, et GREW Solar, fabricant indien basé au Gujarat, ont annoncé cette semaine un partenariat de cinq ans pour produire 4 gigawatts (GW) de modules solaires hybrid-tandem.

Ces modules combinent une couche de verre recouverte de pérovskite développée par Caelux avec la technologie n-type tunnel oxide passivated contact (TOPCon) de GREW Solar. Résultat : des panneaux à deux couches productrices d’énergie, capables d’atteindre un rendement minimal de 29 %, contre 22 à 24 % pour les modules standards actuels.
Concrètement, la production commerciale est prévue pour 2028, avec une ligne dédiée intégrant la série G12R de GREW Solar, déjà éprouvée sur le marché. Les deux entreprises ciblent une capacité totale de 4 GW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 3 millions de foyers indiens.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de réduction des coûts du solaire. Les modules tandem pourraient faire chuter le prix du kilowattheure solaire de 15 à 20 % d’ici 2030, selon les projections sectorielles. Une aubaine pour l’Inde, qui vise 500 GW de capacités renouvelables d’ici 2030, dont 280 GW de solaire.
Les sources divergent légèrement sur la formulation : pv magazine évoque une « commercialisation » en 2028, tandis que PV Tech parle de « début de production commerciale ». Les deux médias s’accordent cependant sur les chiffres clés : 4 GW de capacité, un rendement minimal de 29 %, et une intégration des technologies TOPCon et pérovskite.
Des modules pour quel marché ?
Les modules hybrides-tandem de GREW Solar et Caelux visent principalement les grands parcs solaires indiens, mais leur adoption pourrait s’étendre à d’autres régions. Leur rendement supérieur les rend particulièrement adaptés aux zones à ensoleillement intense, comme le Rajasthan ou le Gujarat, où l’ensoleillement dépasse 2 000 kWh/m²/an.
Pour l’Afrique subsaharienne, où l’ensoleillement moyen atteint 2 500 kWh/m²/an, ces modules pourraient représenter une solution optimale à condition que leur coût reste compétitif face aux panneaux classiques. Leur déploiement dépendra aussi de la disponibilité des infrastructures locales : réseaux électriques stables, main-d’œuvre qualifiée, et chaînes d’approvisionnement en composants électroniques.
Reste une inconnue : le prix final de ces modules. Aucune source ne mentionne de tarif, ni de calendrier précis pour une éventuelle exportation vers l’Afrique. Les deux entreprises n’ont pas communiqué sur une stratégie commerciale hors de l’Inde.
Ce partenariat illustre cependant une tendance de fond : l’Inde et les États-Unis renforcent leur coopération dans les technologies solaires avancées, un secteur où la Chine domine actuellement 80 % de la production mondiale.

Pour suivre l’évolution de ce projet, consultez les analyses détaillées de pv magazine et PV Tech.
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