La capitale croate, Zagreb, entre dans l’histoire de la mobilité autonome en Europe. Pour la première fois sur le continent, des robotaxis circulent sans aucun superviseur à bord, une étape clé vers l’autonomie totale des véhicules.

Ce service, lancé par la startup croate Verne filiale du groupe Rimac, constructeur de l’hypercar électrique Nevera et le géant chinois Pony.ai, repose sur un parcours de 22 kilomètres reliant le siège de Verne à un quartier d’affaires de la capitale, puis à l’aéroport Franjo Tuđman. Jusqu’ici, tous les robotaxis européens en service sur routes ouvertes nécessitaient la présence d’un opérateur prêt à reprendre le contrôle en cas de besoin.
Cette innovation s’appuie sur un écosystème partenarial : Pony.ai fournit la technologie de conduite autonome, Verne gère la flotte, et Uber assure l’interface via son application. Depuis son lancement en avril 2026, le service a déjà permis des milliers de trajets, marquant une accélération concrète vers une mobilité sans conducteur.
Une avancée technologique aux implications globales
L’absence de superviseur à bord réduit les coûts opérationnels et ouvre la voie à une scalabilité immédiate. Pour l’Afrique, où les défis de transport urbain et d’accès à la mobilité sont criants, cette percée interroge : quand et comment ces technologies pourront-elles s’adapter aux réalités locales ?
Les experts soulignent que l’Europe, souvent perçue comme un laboratoire réglementaire strict, montre ici une capacité à innover rapidement. Verne, déjà pionnière avec le premier service commercial de robotaxis en Europe, démontre que l’autonomie n’est plus une utopie, mais une réalité opérationnelle.
Les prochaines étapes incluent l’extension du service à d’autres villes européennes et l’amélioration des algorithmes pour gérer des conditions de circulation plus complexes. Reste à observer comment les régulateurs africains, engagés dans des projets de smart cities et de mobilité durable, pourront s’inspirer de cette dynamique.
Pour suivre l’évolution de ces technologies et leurs applications potentielles en Afrique, consultez notre dossier sur la robotique et l’innovation.

Cette première européenne s’inscrit dans un mouvement mondial où la Chine et les États-Unis dominent le secteur. Pour l’Afrique, l’enjeu n’est pas seulement technologique, mais aussi souveraineté : maîtriser ces outils pour des solutions adaptées aux besoins locaux, comme le transport public ou la logistique en zones rurales.
Source : Numerama Lire l’article original
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