Les dirigeants de Vodacom Tanzania et Fast Fibre ont appelé cette semaine à une coordination régionale renforcée en matière de régulation, fiscalité et investissements dans les infrastructures fibre pour accélérer la transformation numérique de l’Afrique de l’Est. Leur intervention, lors du ITW & Datacloud Africa 2026 à Nairobi, a mis en lumière le rôle central de la fibre dans l’expansion du numérique au-delà des hubs commerciaux traditionnels.

Salle de conférence ITW & Datacloud Africa 2026 à Nairobi avec écrans de réseaux fibre
Le forum ITW & Datacloud Africa 2026 à Nairobi a servi de cadre aux annonces sur la fibre.. Illustration IA par BNTIC News

Le forum, reconnu comme la principale plateforme de dialogue continental sur la connectivité, le cloud, les centres de données et l’énergie, a servi de cadre à cette mobilisation. Aashiq Shariff, directeur général de Fast Fibre, a souligné que l’économie numérique africaine s’étend désormais vers les zones périurbaines et rurales, un mouvement rendu possible par des infrastructures adaptées.

Un réseau fibre encore limité, mais des leviers identifiés

Shariff a pointé du doigt le National ICT Broadband Backbone (NICTBB) tanzanien, dont le réseau couvre moins de 25 000 km. Il a plaidé pour une « démocratisation » de l’accès au long-courrier fibre, afin de garantir des connexions fixes dans les zones périurbaines et rurales. « Les flux d’investissement suivent les retours sur investissement », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de créer un environnement propice à l’attractivité des capitaux privés.

Les deux opérateurs ont également souligné l’importance d’une fiscalité stable et d’une régulation prévisible pour attirer les investissements dans les infrastructures critiques. Leur appel s’inscrit dans un contexte où l’Afrique de l’Est, bien que dynamique, reste confrontée à des défis persistants en matière de couverture fibre et d’accès au haut débit.

Technicien installant une fibre optique en zone rurale
L'expansion de la fibre vers les zones rurales est un enjeu clé pour l'inclusion numérique.. Illustration IA par BNTIC News

Pour le Burkina Faso et l’Afrique de l’Ouest, cette dynamique régionale ouvre des opportunités de collaboration transfrontalière, notamment dans le partage d’infrastructures et de bonnes pratiques réglementaires. La fibre, pilier de la souveraineté numérique, pourrait ainsi devenir un levier de développement économique et social à l’échelle continentale.

Abonnements haut débit fixe — TZA, KEN, UGA, BDI
Évolution des abonnements haut débit fixe pour 100 habitants en Afrique de l'Est, illustrant les écarts de couverture entre les pays.
Abonnements haut débit fixe — /100 hab. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 12/09/2026. Pays : TZA = Tanzanie ; KEN = Kenya ; UGA = Ouganda ; BDI = Burundi.

Les prochaines étapes incluent des discussions avec les gouvernements et les régulateurs pour aligner les politiques sur les besoins des opérateurs et des utilisateurs finaux. L’objectif : transformer l’Afrique de l’Est en un modèle de connectivité inclusive et résiliente.

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À lire aussi : Nigeria : la vitesse du haut débit bondit de 155 % grâce au triplement des connexions

Source : TechTrends (Kenya)

Sources et références

Sources consultées pour vérifier ce contenu :

  1. Vodacom, Fast Fibre push for wider East Africa digital reach  TechTrends (Kenya)
QR code de partage — Vodacom et Fast Fibre accélèrent la couverture fibre en Afrique de l'Est
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