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La quatrième édition du SIPEN-UEMOA s’est achevée le 15 juillet à Ouagadougou sur une série de recommandations destinées à accélérer la transformation numérique de l’Union. Au cœur des échanges : l’intelligence artificielle, la fintech, l’inclusion financière et surtout la capacité des États à garder la maîtrise de leurs infrastructures et de leurs données.

Le message adressé au secteur privé est direct. Les pouvoirs publics peuvent définir des règles et créer un environnement favorable, mais la compétitivité régionale dépendra aussi d’investissements dans les réseaux, centres de données, solutions de cybersécurité et technologies émergentes. Le lancement d’une étude sur la structuration d’un Fonds TIC de l’UEMOA donne à cette ambition une dimension financière attendue.

L’enjeu dépasse l’hébergement local. Une souveraineté numérique utile suppose des services interopérables entre pays, des compétences disponibles, des normes de sécurité partagées et des fournisseurs régionaux capables de monter en échelle. Elle doit également éviter un repli technologique coûteux : maîtriser ses choix n’interdit ni les partenariats internationaux ni les logiciels ouverts.

Pour les startups ouest-africaines, un marché numérique régional mieux intégré offrirait davantage de clients et de capitaux. Pour les citoyens, il pourrait accélérer les paiements transfrontaliers et l’accès aux services publics. La crédibilité du projet dépendra toutefois de calendriers, d’indicateurs et de mécanismes de suivi. Après les recommandations de Ouagadougou, le véritable test sera leur traduction en infrastructures opérationnelles et sécurisées.