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Deux lettres peuvent porter une ambition nationale. À Ouagadougou, Izaï Toé, directeur exécutif de l’Alliance burkinabè des domaines d’Internet, a plaidé pour une adoption plus large de l’extension « .bf » par les administrations, entreprises, associations et médias du pays. Son argument : un nom de domaine n’est pas seulement une adresse, mais un actif stratégique qui matérialise l’identité du Burkina Faso sur Internet.

L’usage persistant d’extensions génériques comme « .com » ou « .org » limite la visibilité de l’espace numérique national et peut exposer les marques à la spéculation. Dans un système où le premier demandeur obtient généralement le nom disponible, réserver tôt son identité évite des litiges coûteux et prépare le développement futur d’une activité.

Le plaidoyer relie aussi le nommage à la cybersécurité. À mesure que banques, hôpitaux, écoles et services publics deviennent dépendants du numérique, les risques d’usurpation, de fraude et de vol de données progressent. Le « .bf » ne constitue pas, à lui seul, un bouclier technique. Mais sa promotion, accompagnée d’un hébergement maîtrisé, de certificats fiables et d’une meilleure sensibilisation, peut consolider une chaîne de confiance locale.

L’enjeu est donc de convertir un symbole en politique opérationnelle. Il faudra simplifier l’enregistrement, renforcer la disponibilité des services, communiquer sur les bonnes pratiques et garantir une gouvernance transparente du registre. Le défi du Burkina n’est pas seulement d’être connecté au monde, mais d’y occuper un espace identifiable, crédible et mieux protégé.

 

Source principale : LeFaso.net
Lien : https://lefaso.net/spip.php?article147828=
Date de publication vérifiée : 13/07/2026
Traitement : synthèse originale, contextualisation et reformulation éditoriale BNTIC News