Analyses des pratiques et contraintes de production bovine dans le district autonome d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
Résumé fourni par la source
En Côte d’Ivoire, l’élevage reste une activité agricole secondaire. Dans la zone urbaine d’Abidjan, elle est confrontée à de nombreuses difficultés. L’objectif de cette étude a donc été de décrire les pratiques de production des bovins afin d’identifier les contraintes de production et les besoins des éleveurs. Entre octobre 2020 et mars 2021, 83 éleveurs de ruminants domestiques ont été interviewés dans le District Autonome d’Abidjan dans le cadre d'une étude de terrain. Les résultats ont montré que les bovins font l’objet d’élevage (plus de 80 %) pour des raisons essentiellement lucratives. Avec une taille moyenne de 41,17 ± 49,73 têtes par exploitations, les femelles sont les plus nombreuses (25 têtes/ferme en moyenne), les mâles ne servant qu’à la reproduction. La majorité des éleveurs engraissent également les mâles pour ensuite les vendre sur les marchés. Les races de zébus sont les plus courantes dans les élevages du DAA. Les animaux élevés étaient en général originaires d'autres régions d'Afrique (Mali, Niger, etc.). L’alimentation reposait sur les sous-produits agro-industriels et sur ce qui restait des parcours naturels, du fait de l’urbanisation. Le manque de moyens financiers, le coût élevé de l’alimentation, le manque d’espace et la non maîtrise de l’élevage étaient les principales contraintes. Pour remédier à ces problèmes, il a été suggéré de mettre en place des dispositifs de formation adaptés aux acteurs, de créer des unités de fabrication d’aliments du bétail et de soutenir les laboratoires et centre de recherche pour améliorer les races locales et la production laitière. In Côte d'Ivoire, livestock farming remains a secondary agricultural activity. In the urban area of Abidjan, it faces many difficulties. The aim of this study was therefore to describe livestock production practices in order to identify production constraints and farmers' needs. Between October 2020 and March 2021, 83 domestic ruminant farmers were interviewed as part of a field study in the autonomous district of Abidjan. The results showed that more than 80 % of cattle are reared primarily for profit. With an average size of 41.17 ± 49.73 head per farm, females are the most numerous (25 head/farm on average), while males are used only for reproduction. Most farmers also fatten the males and sell them in the markets. Zebu breeds are the most common on DAA farms. The animals reared generally came from other parts of Africa (Mali, Niger, etc.). Feed was based on agro-industrial by-products and on what was left of the natural rangelands as a result of urbanisation. Lack of financial resources, the high cost of food, lack of space and lack of control over livestock production were the main constraints. To address these problems, it was suggested that appropriate training programmes be set up for the actors involved, that feed production units be set up and in terms of needs, that laboratories be supported to improve local breeds and milk production.
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Contrôle bibliographique ouvert
DOI retrouvé dans Crossref DOI retrouvé ; titre concordant.
- Titre Crossref
- Analyses des pratiques et contraintes de production bovine dans le district autonome d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
- Date Crossref
- 08/10/2025
- Éditeur
- African Journals Online (AJOL)
- Type
- journal-article
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