La 6ᵉ édition du Symposium international sur la science et la technologie (SIST) s’est refermée samedi 26 septembre 2026 à Ouagadougou, après cinq jours de débats centrés sur le thème « Sciences, technologies, innovations et savoir endogène pour la souveraineté et la transformation durable de l’Afrique ».

Les 941 participants du SIST 2026 ont échangé autour de l'innovation scientifique africaine. Credit photo : LeFaso.net

Organisé conjointement par le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), le Centre de recherche biomoléculaire Pietro Annigoni (CERBA) et l’Université Saint-Thomas-d’Aquin (USTA), l’événement a enregistré 941 participants et 892 soumissions scientifiques en provenance de douze pays d’Afrique et d’Europe.

Les échanges ont mis en lumière l’urgence de valoriser les résultats de la recherche africaine, notamment pour renforcer l’autonomie technologique du continent. Les participants ont souligné le rôle clé des savoirs endogènes dans les solutions innovantes, tout en appelant à des mécanismes concrets pour transformer les découvertes en applications concrètes.

Des chiffres qui parlent

Parmi les temps forts de la clôture, les organisateurs ont présenté un bilan des cinq jours d’échanges :

  • 941 participants issus de douze pays, dont une forte représentation du Burkina Faso et des pays de l’UEMOA ;
  • 892 soumissions scientifiques évaluées, reflétant la vitalité de la recherche locale et régionale ;
  • Quatre tables rondes dédiées aux enjeux de souveraineté technologique, à l’intelligence artificielle, aux énergies renouvelables et aux biotechnologies.

Les organisateurs ont également annoncé la création d’un réseau panafricain de chercheurs pour faciliter le partage des connaissances et accélérer la mise en œuvre des innovations.

Concrètement, les participants ont plaidé pour :

  • Un renforcement des financements publics et privés dédiés à la recherche ;
  • La mise en place de plateformes collaboratives entre universités, centres de recherche et entreprises ;
  • L’adoption de politiques incitatives pour encourager le dépôt de brevets et la commercialisation des résultats.

« Ce symposium a montré que l’Afrique dispose d’un potentiel scientifique immense, mais que son exploitation nécessite une meilleure coordination et des investissements ciblés », a déclaré un représentant du CNRST lors de la cérémonie de clôture.

Pour le Burkina Faso, cet événement s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités locales en matière de recherche et d’innovation, avec des retombées attendues sur les secteurs de l’agriculture, de la santé et des énergies renouvelables.

Les organisateurs ont annoncé que la prochaine édition du SIST se tiendra en 2028, avec une ambition élargie : intégrer davantage de pays africains et renforcer les partenariats internationaux.

 

Sources et références

Sources consultées pour vérifier ce contenu :

  1. Symposium international sur la science et la technologie : Les chercheurs appellent à mieux valoriser les résultats de la recherche Lefaso.net
QR code de partage — Symposium de Ouagadougou : les chercheurs plaident pour une recherche africaine mieux valorisée
Contenu authentique BNTIC News : scannez pour confirmer