Le smart africain franchit une nouvelle étape avec l’Ouganda. À Kampala, Smart Africa et le ministère ougandais des Technologies de l’Information et de la Communication (ICT) ont organisé ce 31 août 2026 un atelier national de validation des réformes pour dynamiser l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique et de l’innovation.

Atelier Smart Africa à Kampala avec acteurs publics et entrepreneurs
L’atelier de validation des réformes à Kampala a réuni l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème numérique ougandais.. Illustration IA par BNTIC News

Réunissant institutions publiques, régulateurs, universités, entrepreneurs, hubs d’innovation et organisations de soutien aux écosystèmes, cette rencontre avait pour but de présenter et discuter les conclusions de l’Uganda’s Digital Entrepreneurship and Innovation Country Assessment. Ce diagnostic, mené en amont, identifie les leviers et obstacles structurels à la croissance des startups locales.

Les débats ont porté sur les réformes réglementaires et les mesures d’accompagnement nécessaires pour renforcer la compétitivité des innovateurs ougandais. Parmi les axes prioritaires : simplification des procédures administratives, accès facilité au financement, et renforcement des infrastructures numériques.

Un modèle reproductible pour l’Afrique ?

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par Smart Africa, alliance panafricaine visant à accélérer la transformation numérique du continent. En Ouganda, le pays mise sur l’innovation comme levier de croissance économique et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. « L’atelier a permis de confronter les propositions de réformes aux réalités du terrain », souligne un participant issu d’un hub d’innovation local.

Les prochaines étapes incluent la finalisation d’un plan d’action national, avec un calendrier précis pour la mise en œuvre des mesures validées. Les participants ont également souligné l’importance de la collaboration public-privé pour pérenniser ces avancées.

Utilisateurs d'Internet — UGA, BFA
L’Ouganda affiche un taux d’utilisateurs d’Internet supérieur à la moyenne de la région, comme le montre le graphique ci-dessous.
Utilisateurs d'Internet — %. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 31/08/2026. Pays : UGA = Ouganda ; BFA = Burkina Faso.

Pour le Burkina Faso et d’autres pays africains, cette démarche ougandaise offre une source d’inspiration concrète. Elle démontre comment un diagnostic partagé, combiné à une volonté politique forte, peut déboucher sur des réformes tangibles au service de l’économie numérique.

Avec plus de 70 % de la population africaine âgée de moins de 30 ans, l’enjeu est double : absorber une main-d’œuvre jeune et innover pour répondre aux défis locaux. Les réformes en cours en Ouganda pourraient ainsi servir de laboratoire pour l’autonomie technologique du continent.

Reste à mesurer l’impact de ces mesures sur le terrain. Les premiers indicateurs à suivre ? Le nombre de startups créées, l’augmentation des levées de fonds locales et l’évolution de l’emploi dans le secteur numérique.

 

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Source : TechAfrica News

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