Le géant kényan des télécommunications Safaricom et l’Office du Directeur des poursuites publiques (ODPP) du Kenya unissent leurs forces pour doter les acteurs judiciaires des compétences nécessaires face à l’essor de la cybercriminalité. Une formation de trois jours, lancée cette semaine, vise à renforcer l’expertise en matière de crimes numériques, de technologies financières (fintech), de preuves électroniques et d’innovations technologiques émergentes.

Ce partenariat inédit en Afrique de l’Est s’inscrit dans un contexte où les technologies numériques transforment radicalement les modes opératoires des criminels, mais aussi les méthodes d’enquête et de poursuites. Selon Safaricom, cette initiative offre une plateforme d’échange pratique entre experts technologiques et acteurs de la justice, comblant ainsi un vide critique dans la chaîne pénale.
« Les crimes commis via les outils numériques exigent une réponse judiciaire adaptée, alliant rigueur technique et cadre légal », souligne le communiqué de l’opérateur. Les sessions aborderont notamment les défis posés par la collecte et l’authentification des preuves numériques, ainsi que les spécificités des infractions liées aux fintechs, un secteur en pleine expansion sur le continent.
Un modèle pour l’Afrique ?
Cette collaboration pourrait servir de référence pour d’autres pays africains confrontés à une recrudescence des cyberattaques et des fraudes en ligne. Le Kenya, souvent cité comme un hub technologique régional, renforce ainsi son arsenal juridique pour protéger ses citoyens et ses entreprises dans l’économie numérique.

Utilisateurs d'Internet — %. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 27/08/2026. Pays : KEN = Kenya ; BFA = Burkina Faso ; SEN = Sénégal ; CIV = Côte d'Ivoire.
Pour le Burkina Faso et les pays voisins, cette initiative met en lumière l’urgence de former les magistrats et enquêteurs aux enjeux du numérique. Si les infrastructures technologiques se développent rapidement, les capacités judiciaires peinent parfois à suivre le rythme, laissant des failles exploitables par les cybercriminels.
Les prochaines étapes de ce partenariat pourraient inclure des modules de formation continue et l’élaboration de protocoles standardisés pour la gestion des preuves numériques, un chantier essentiel pour harmoniser les pratiques judiciaires en Afrique.
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Source : TechAfrica News
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