Une faille de sécurité majeure secoue le ministère français de l’Éducation nationale. Le groupe pirate ZeroBytes, déjà connu pour avoir ciblé les impôts en 2026, revendique le vol de 43 Go de données, exposant les informations personnelles de 1,22 million d’élèves et 4,35 millions de personnels. Une intrusion qui s’ajoute à deux autres fuites similaires survenues plus tôt cette année.

Selon les revendications publiées sur un forum criminel le 17 août 2026, les données exfiltrées incluent noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone, et pour certains, des numéros de sécurité sociale. Les pirates auraient également accédé à des données scolaires et administratives, comme les statuts et fonctions des enseignants. Un échantillon consulté par Le Monde confirme la présence de données d’élèves, bien que leur authenticité n’ait pas été entièrement vérifiée.
Une intrusion via un compte usurpé
L’attaque, détectée fin juillet, aurait été menée via l’usurpation d’un compte professionnel lié au système de formation des personnels. Le ministère a confirmé avoir informé individuellement les personnes concernées et déposé plainte, tout en saisissant l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et la CNIL. Dans un communiqué publié le 18 août, il précise toutefois ne pas encore pouvoir « établir la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées ».
Cette fuite s’inscrit dans une série d’attaques contre les institutions françaises. ZeroBytes avait déjà revendiqué le piratage de la DGFiP (Direction générale des finances publiques), exposant les données de 678 000 contribuables. La répétition de ces intrusions soulève des questions sur la résilience des systèmes publics, d’autant que la méthodologie utilisée l’usurpation de comptes semble identique à chaque fois.
Pour les élèves et personnels concernés, les risques sont multiples : usurpation d’identité, hameçonnage ciblé, ou encore chantage. En Afrique, où les infrastructures numériques se développent rapidement, cette affaire rappelle l’urgence de renforcer la protection des données sensibles, notamment dans les secteurs éducatifs et administratifs. Frandroid précise que cette fuite est la troisième du genre pour l’Éducation nationale en 2026.
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