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Agadir entre dans la carte mondiale du cloud. Le 29 juin, Oracle a inauguré son deuxième hub R&D au Maroc, en présence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch et de la ministre de la Transition numérique Amal El Fallah Seghrouchni. Objectif : concevoir depuis le Souss des technologies IA et cloud de rang mondial.

Au programme : Oracle Cloud Infrastructure, plateformes data, applications IA générative et solutions sectorielles. Un réseau multi-villes unique en Afrique, conçu pour irriguer l’Europe, le Moyen-Orient et le continent.
Le choix d’Agadir est politique. 40 % des emplois Oracle au Maroc seront hors Casablanca-Rabat, pour un développement territorial équilibré. La capitale du Souss bascule : de pôle halieutique et touristique à hub technologique validé par un géant américain.
L’opération s’inscrit dans la doctrine « AI Made in Morocco », présentée le 12 janvier à Rabat. Après les Assises IA de juillet 2025, le Royaume déploie modèles en arabe, darija et amazighe, instituts JAZARI, partenariat Mistral AI, cloud souverain et calcul haute performance. Cap Digital Morocco 2030 : 240 000 emplois, 100 000 talents numériques formés par an.
La ministre Seghrouchni martèle une troisième voie : IA frugale, responsable, multilatérale. Attirer Oracle n’est pas une contradiction, c’est la preuve d’une souveraineté assumée : fixer le cadre, puis co-produire.
Pour l’Afrique de l’Ouest, dont le Burkina, le signal est majeur. Un cloud souverain à 3 heures de vol, des ingénieurs formés en darija, des modèles adaptés aux langues locales. L’ère du simple consommateur se ferme.
Source :
Article19.ma – « Oracle à Agadir – Quand la vision souveraine du Maroc numérique rencontre l’investissement mondial » – Publié le 30/06/2026
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