Le Burkina Faso et l’Afrique de l’Ouest pourraient bientôt bénéficier d’une avancée majeure en matière de souveraineté numérique. OADC (Open Access Data Centres), filiale du groupe WIOCC, et Analytics Intelligence ont annoncé un partenariat visant à proposer des services d’intelligence artificielle et de cloud hébergés localement sur le continent. Une première qui répond à une demande croissante des entreprises et institutions africaines de conserver leurs données sur place.

Selon les informations rapportées par Wakat Séra le 21 août, ce partenariat combine le réseau de centres de données périphériques d’OADC avec une plateforme d’analyse et des applications sectorielles développées par Analytics Intelligence. L’offre promet de fournir une puissance de calcul accélérée, essentielle pour l’entraînement et l’exécution de modèles d’IA, directement depuis les infrastructures d’OADC. Les détails techniques, tels que les capacités exactes ou les tarifs, n’ont pas encore été divulgués.
Un pas vers l’autonomie technologique africaine
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de maîtrise des données et des infrastructures numériques en Afrique. En hébergeant localement les services d’IA, les organisations africaines pourraient réduire leur dépendance aux centres de données étrangers, souvent coûteux et soumis à des régulations extérieures. Pour le Burkina Faso, membre de l’UEMOA, cela pourrait faciliter l’accès à des outils d’analyse avancés pour des secteurs clés comme l’agriculture, la santé ou la finance, sans compromettre la sécurité des données.
Le partenariat entre OADC et Analytics Intelligence intervient dans un contexte où plusieurs pays africains, dont le Nigeria, multiplient les initiatives pour simplifier l’accès aux services publics via le numérique. Bien que les pays ciblés par cette offre n’aient pas encore été précisés, l’objectif est clair : offrir aux entreprises africaines une alternative locale et compétitive aux géants internationaux du cloud et de l’IA.
Si les contours exacts de cette collaboration restent à préciser, elle marque une étape significative vers une infrastructure numérique africaine autonome. Reste à voir comment cette offre se concrétisera sur le terrain, notamment en termes de coûts, de performances et d’adoption par les acteurs locaux.
Source : Wakat Séra
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