Le Kenya franchit une étape majeure dans sa stratégie de transformation numérique avec le lancement officiel de l’eLearning and Information Technology Institute (eLITI), intégré au Kenya School of Government (KSG). Ce nouvel institut, dédié à la formation continue des agents publics, marque un tournant dans l’adoption des technologies émergentes au service de l’administration.

L’inauguration de l’eLITI s’est tenue en présence des plus hauts responsables gouvernementaux, dont le président William Ruto, soulignant l’engagement de l’État à moderniser les compétences numériques des fonctionnaires. L’événement a également célébré la première promotion de 1 239 agents publics ayant achevé le programme de formation en intelligence artificielle et transformation numérique, développé en partenariat avec l’UNESCO et l’Université d’Oxford.
Ce programme, conçu pour renforcer la capacité des administrations à intégrer les outils digitaux dans leurs processus, s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la souveraineté technologique africaine. L’eLITI se positionne comme un hub d’excellence, proposant des formations en e-learning, en ICT et en recherche appliquée pour le secteur public.
Un réseau national de compétences numériques en expansion
Parallèlement, le Kenya a annoncé l’extension de son réseau de hubs ICT à travers le pays, avec l’inauguration récente du Jitume ICT Hub dans le comté d’Uasin Gishu. Ce centre, situé sur le campus du Kenya School of TVET à Moiben, porte à 391 le nombre total de sites équipés, totalisant 23 387 appareils mis à disposition des jeunes et des professionnels pour accéder à des formations en ligne et à des opportunités de travail à distance.
Ces initiatives reflètent une volonté politique forte de démocratiser l’accès aux compétences numériques, notamment en dehors des grands centres urbains. Le gouvernement kenyan mise sur ces infrastructures pour réduire la fracture numérique et stimuler l’innovation dans les régions rurales.

Utilisateurs d'Internet, en %. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 13/10/2026. Pays : KEN = Kenya.
Pour le Burkina Faso et l’Afrique de l’Ouest, ces avancées offrent une source d’inspiration et de collaboration potentielle. La création d’instituts similaires pourrait accélérer la montée en compétences des administrations locales et renforcer l’autonomie technologique du continent.
Les prochaines étapes incluent l’élargissement des programmes de formation et l’intégration de nouvelles technologies, comme l’IA générative et les outils de cybersécurité, pour répondre aux défis croissants des États africains.

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