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Une puce cérébrale de la taille d’une pièce de monnaie pourrait permettre à des personnes paralysées de commander des appareils par la pensée. La Chine vient d’approuver, pour un usage médical commercial, une interface cerveau-machine baptisée NEO, destinée à certains patients atteints de paralysie consécutive à une lésion de la moelle épinière. La technologie sort ainsi des essais de recherche pour se rapprocher d’une prise en charge médicale réelle.

Développée par des chercheurs de l’université Tsinghua et la société shanghaïenne Neuracle Technology, NEO se distingue par son placement. Plutôt que de pénétrer profondément dans le tissu cérébral, l’implant repose sur la dure-mère, la membrane protectrice qui entoure le cerveau. Cette approche, moins invasive que celle de concurrents comme Neuralink — dont les fils s’insèrent dans le cortex —, vise à réduire les risques chirurgicaux tels que saignements, infections ou lésions des tissus.

L’intérêt médical est considérable. Selon l’OMS, plus de trois milliards de personnes vivent avec une affection neurologique : AVC, épilepsie, maladie de Parkinson ou lésions médullaires. Pour un patient privé de mouvement depuis des années, retrouver ne serait-ce qu’un contrôle partiel — opérer un gant robotisé ou une interface informatique — peut changer une vie. L’approbation chinoise ne signifie cependant pas une disponibilité généralisée : le dispositif reste réservé à un groupe restreint de patients.

L’annonce illustre aussi une ambition stratégique. La Chine a inscrit le développement des interfaces cerveau-machine dans sa politique technologique, visant des percées dès 2027 et une industrie mondialement compétitive à l’horizon 2030. Le pays entend bâtir une filière complète autour de cette technologie d’avenir.

Mais cette avancée soulève de lourdes questions de confidentialité et de cybersécurité. Une interface cerveau-machine collecte des signaux issus du système nerveux. Aujourd’hui, il s’agit de décoder une intention de mouvement ; demain, ces données pourraient devenir bien plus sensibles. Qui contrôle ces informations cérébrales ? Comment sont-elles protégées contre le piratage ou l’exploitation abusive ? À mesure que la technologie progresse, la protection des données neuronales s’impose comme un enjeu éthique et sécuritaire majeur.

 

 

Source :

Média : Fox News / CyberGuy (foxnews.com), par Kurt Knutsson

Date de publication : Publié le 19 juin 2026 — dossier du 21 juin 2026

Lien : https://www.foxnews.com/tech/chinas-brain-chip-breakthrough-raises-big-questions