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Des mains qui nouent un sac poubelle, des jambes qui marchent pendant que les bras portent un objet, plusieurs machines qui se répartissent une tâche : la dernière démonstration de Google relève moins de la science-fiction que du calendrier. Le 30 juillet 2026, Google DeepMind, la filiale d'intelligence artificielle du géant de Mountain View, a présenté Gemini Robotics 2, deuxième génération de sa famille de modèles pensés pour la robotique. L'ambition affichée tient en une phrase : un seul cerveau numérique pour n'importe quel robot.
Jusqu'ici, les modèles de DeepMind se limitaient au haut du corps : bras, mains, préhension. Gemini Robotics 2 change d'échelle en coordonnant l'intégralité de la machine, « des pieds au bout des doigts ». Marcher, s'accroupir, s'étirer tout en manipulant un objet devient désormais une chorégraphie cohérente, et non plus une suite d'actions mécaniques.

Illustration 1 — Un humanoïde saisit un arrosoir : la coordination globale du corps, nouvelle frontière de la robotique. (Image IA / BNTIC)
Les vidéos de démonstration, tournées avec Apollo 2, l'humanoïde de l'entreprise américaine Apptronik, montrent la machine se pencher pour saisir un arrosoir, ou repérer un objet précis sur une étagère avant de l'attraper. Des gestes banals pour un humain, mais qui exigent d'une machine une synchronisation permanente entre équilibre, vision et motricité fine. Google DeepMind reconnaît d'ailleurs que la vitesse d'exécution reste perfectible : selon les chiffres rapportés par la presse spécialisée, ramasser un objet au sol ne fonctionne encore que dans 45,7 % des cas. Le chemin est long, mais la trajectoire est nette.
Autre bond en avant : la dextérité. Les modèles contrôlent désormais des mains à cinq doigts, capables de fermer un sac plastique hermétique ou de dévisser une ampoule. En parallèle, le modèle de raisonnement incarné Gemini Robotics ER 2 analyse l'environnement, comprend les instructions et repère avec davantage de précision le début et la fin d'une tâche, un point crucial pour la fiabilité des missions longues.

Illustration 2 — Dextérité fine : des mains robotiques à cinq doigts capables de dévisser une ampoule. (Image IA / BNTIC)
Le plus spectaculaire tient à la coopération : une vidéo montre Apollo 2 guidant un robot à deux bras pour ranger des outils dans un bac, lors du nettoyage d'un garage. Plusieurs machines, aux compétences complémentaires, peuvent ainsi travailler de concert. Côté sécurité, le système détecte les humains à proximité, déclenche un arrêt automatique en cas de danger, et peut fonctionner en local, sans connexion internet.
L'annonce s'inscrit dans une course mondiale effrénée. En Chine, le constructeur BYD installe ses premiers humanoïdes dans ses showrooms dès ce mois d'août, Xpeng vise une production de mille robots par mois d'ici la fin 2026, et Chery en a déjà livré deux mille dans le monde. Face à cette poussée, Washington vient d'interdire les « dispositifs robotiques avancés » de fabrication étrangère, pendant que Tesla installe à Fremont sa première ligne de production du robot Optimus.

Illustration 3 — La coopération entre machines, ici lors du rangement d'un garage, ouvre la voie aux équipes de robots. (Image IA / BNTIC)
Ces fulgurances restent pour l'heure cantonnées à des démonstrations contrôlées, loin de l'imprévisibilité d'un foyer réel. Mais le cap est clair : doter les robots d'une intelligence globale du mouvement, de la manipulation et de la coopération. À ce rythme, le collègue humanoïde ou l'aide-ménagère mécanique n'est plus une promesse de salon, mais un chantier industriel bien engagé.
SOURCE
• Source : Android MT (Ouest-France), article de Ramza Lefort.
• Source complémentaire : Numerama (31/07/2026) ; L'Usine Digitale (30/07/2026).
• Date de publication : 1er août 2026
• Traitement : Reformulation et synthèse journalistique BNTIC News, le 2 août 2026.
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