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Google prépare une rupture dans la manière même de concevoir une puce d'intelligence artificielle. Selon des informations révélées par The Information et largement reprises depuis, Alphabet travaille sur un processeur serveur connu en interne sous le nom de « Frozen v2 », dont le déploiement est envisagé à partir de 2028. Sa particularité : au lieu d'être polyvalent, il grave l'architecture du modèle Gemini directement dans le circuit.


Une première version du projet, portée par Jeff Dean, scientifique en chef de Google DeepMind, allait plus loin encore : elle prévoyait de graver les poids entraînés du modèle, c'est-à-dire les milliards de valeurs numériques issues de l'entraînement. L'idée a été écartée. Elle aurait figé la puce sur une version unique de Gemini et raccourci dangereusement sa durée de vie. Google a donc choisi de graver l'architecture, ce qui autorise le chargement de nouveaux paramètres.

Le calendrier de cette fuite n'est pas neutre. Elle intervient à quelques jours de la publication des résultats trimestriels d'Alphabet, alors que les investisseurs scrutent la rentabilité de dépenses annoncées entre 180 et 190 milliards de dollars. Le titre a gagné jusqu'à 3 % en séance avant de refermer la journée en hausse de 1,51 %.
Le mouvement dépasse largement Google. En juin, OpenAI a dévoilé Jalapeño, son premier circuit d'inférence développé avec Broadcom. Anthropic discute avec Samsung. Amazon pousse Trainium et Inferentia, Microsoft ses accélérateurs Maia. Chacun cherche à internaliser la conception du silicium, pour desserrer l'étau de Nvidia et surtout pour économiser des watts. Dans un secteur où chaque watt représente des centaines de millions de dollars sur la durée, l'efficacité énergétique est devenue l'argument commercial décisif.
Cette bataille se lit aussi depuis l'Afrique. Si l'inférence devient massivement moins chère et moins gourmande en énergie, les services d'IA deviennent plus accessibles là où l'électricité et la connectivité restent contraintes. La question de fond demeure : qui possédera ces infrastructures, et à quelles conditions le continent y accédera-t-il ?
SOURCE ET RÉFÉRENCE
Média source : Tech Generation (Nina Gavetière)
Titre d'origine : Google peut-il vraiment gagner la guerre des puces pour l'IA ?
Date de publication : 25 juillet 2026
Sources complémentaires : The Information, TechCrunch, ZDNet France (informations d'origine et confirmations)
Traitement : Reformulation, synthèse et mise en perspective éditoriale par la rédaction de BNTIC News
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