La transition vers les énergies renouvelables au Burkina Faso pourrait bien transformer un défi en opportunité : restaurer les terres dégradées tout en produisant une électricité propre. Une approche innovante, discutée lors d’une conférence des Nations Unies en Mongolie cette semaine, montre comment les infrastructures solaires et éoliennes peuvent revitaliser les écosystèmes.

À Oulan-Bator, des experts ont présenté des cas concrets où les énergies renouvelables ne se contentent pas de remplacer les énergies fossiles, mais contribuent activement à la régénération des sols. En Afrique du Sud, d’anciens sites miniers, longtemps considérés comme des friches stériles, sont désormais reconvertis en parcs solaires. Ces installations permettent non seulement de produire de l’électricité, mais aussi de stabiliser les sols et de favoriser la repousse de la végétation.
En Chine, une autre approche combine panneaux solaires, plantation de végétation et systèmes de collecte d’eau pour lutter contre l’ensablement. Ces projets démontrent qu’il est possible de concilier production d’énergie et protection de l’environnement, une piste particulièrement prometteuse pour le Burkina Faso, où la désertification menace près de 40 % du territoire.
Une solution adaptée aux défis du Sahel
Au Burkina Faso, où les terres arables se raréfient et où les sécheresses s’intensifient, cette double approche pourrait offrir une réponse durable. Les zones rurales, souvent les plus touchées par la dégradation des sols, pourraient bénéficier de projets intégrés combinant énergie solaire et techniques de restauration écologique. Des initiatives locales, encore à l’état de pilote, explorent déjà cette voie, avec l’appui d’organisations internationales.
Pour les experts réunis en Mongolie, le message est clair : la transition énergétique ne doit pas se limiter à la production d’électricité. Elle doit aussi être un levier pour restaurer les écosystèmes et renforcer la résilience des communautés face au changement climatique. Une perspective qui pourrait redéfinir les priorités des politiques énergétiques en Afrique de l’Ouest.
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Source : Wakat Séra
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