La plateforme crypto singapourienne Bitget a subi un raid éclair ce 25 septembre, entraînant le vol de 387,5 millions de dollars selon son PDG, Gracy Chen. Dans un town hall organisé après l’incident, elle a directement pointé du doigt des hackers liés à la Corée du Nord, un groupe déjà responsable de milliards de dollars de vols dans le secteur crypto ces cinq dernières années.

Les premières analyses des firmes spécialisées en blockchain ont révélé que plus de 175 millions de dollars avaient quitté la plateforme dès le 25 septembre, avant que des montants bien plus importants ne soient dérobés. Bitget a immédiatement activé ses protocoles d’urgence et confirmé l’ampleur des pertes, tout en précisant que son fonds de protection utilisateur doté de 464 millions de dollars couvrira intégralement les pertes subies par les clients.
Un schéma déjà connu, mais toujours plus audacieux
Les autorités et les experts en cybersécurité associent depuis des années les cyberattaques contre les plateformes crypto à des groupes soutenus par Pyongyang. Ces derniers exploitent des failles techniques et des méthodes de dissimulation pour transférer des fonds vers des portefeuilles anonymes, souvent en Asie du Sud-Est. Selon The Register, les traces laissées par les pirates correspondent à des techniques déjà documentées lors d’autres attaques attribuées à la Corée du Nord.
Pour Gracy Chen, cette attaque souligne l’urgence de renforcer les protocoles de sécurité dans un secteur où les montants en jeu attirent des acteurs malveillants toujours plus organisés. « Nous avons réagi en temps réel, mais cette attaque rappelle que la cybersécurité doit être une priorité absolue pour toutes les plateformes », a-t-elle déclaré.

Les pertes, bien que couvertes par le fonds de protection, soulèvent des questions sur la résilience des infrastructures crypto face à des menaces étatiques. Les régulateurs internationaux pourraient accélérer leurs travaux sur des normes communes pour limiter l’impact de telles attaques.
Bitget n’a pas précisé si des poursuites judiciaires seraient engagées contre les responsables présumés, mais l’enquête se poursuit en collaboration avec des firmes spécialisées en blockchain et les autorités compétentes.
Sources : The Record, The Register
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