Quatre jours de formation intensive à Ouagadougou ont permis à une quarantaine de journalistes et communicateurs burkinabè de s’immerger dans les technologies nucléaires. Organisée par l’Agence burkinabè de l’Énergie atomique (ABEA) en collaboration avec le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, cette session s’est tenue du 28 septembre au 1er octobre 2026.

Cette initiative inédite visait à renforcer les compétences des professionnels des médias sur les applications pacifiques du nucléaire, un secteur en pleine expansion au Burkina Faso. Les participants ont exploré des thèmes clés comme le programme électronucléaire national, les opportunités d’emploi dans le secteur, le cadre juridique du droit nucléaire, ainsi que les questions de sûreté et de sécurité. Une attention particulière a été portée sur le rôle des médias dans la diffusion d’une information rigoureuse et accessible sur ces technologies.
Selon le secrétaire général de l’ABEA, Drissa Modeste Sessouma, cette formation a permis de « partager des connaissances, confronter des expériences et poser les bases d’une dynamique nouvelle autour de la communication sur les technologies nucléaires ». Il a souligné l’importance d’un réseau de journalistes spécialisés pour accompagner les ambitions du pays dans ce domaine.
Un réseau de communicateurs pour porter la voix du nucléaire
À l’issue de la formation, un bureau de 11 membres a été élu pour structurer un réseau de communicateurs et journalistes dédiés aux technologies nucléaires. Ce collectif aura pour mission de sensibiliser le public, de relayer les avancées du secteur et de répondre aux interrogations citoyennes avec précision. Une initiative saluée par les organisateurs comme un levier pour renforcer la transparence et la confiance autour de l’énergie atomique.
Les échanges ont également mis en lumière les défis spécifiques du Burkina Faso, notamment en matière de formation des compétences locales et d’intégration des technologies nucléaires dans les stratégies de développement socioéconomique. Les participants ont pu découvrir les applications concrètes de ces technologies dans des domaines aussi variés que la santé, l’agriculture ou encore la gestion des ressources naturelles.
Cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités nationales en matière d’énergie atomique. L’ABEA, créée en 2024, a pour mission de contribuer à l’élaboration et au suivi des politiques nucléaires, au développement du cadre juridique et à la promotion des sciences et technologies nucléaires au Burkina Faso. Une étape clé pour un pays qui mise sur l’innovation énergétique pour son autonomie et sa souveraineté technologique.
Pour les journalistes, cette expérience représente une opportunité unique de se positionner comme des acteurs clés dans la transition énergétique du pays. Comme le souligne un participant : « Comprendre les enjeux du nucléaire, c’est aussi savoir en parler avec justesse et pédagogie, pour éclairer les choix de demain. »
Les prochaines étapes incluent la mise en place d’un plan de communication national et la création de contenus médiatiques spécialisés, afin de démocratiser l’accès à l’information sur ce secteur stratégique.
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