Des attaquants exploitent une faille critique des routeurs MikroTik pour en prendre le contrôle à distance via le protocole SSH exposé sur Internet, sans nécessiter d'authentification, selon une alerte publiée par le CERT Polska le 5 septembre 2026.

Les attaques, détectées dès le 2 septembre, ciblent des appareils dont les ports de gestion sont accessibles publiquement. Le CERT recommande une mise à jour immédiate des versions RouterOS concernées et un audit des configurations pour détecter d'éventuelles modifications non autorisées.
Données clés : Aucune victime ni identité d'attaquant n'a été identifiée à ce jour. MikroTik a publié une liste de versions RouterOS corrigées, mais aucune statistique de propagation n'est disponible.
Un risque systémique pour les infrastructures africaines
Les routeurs MikroTik, largement déployés en Afrique pour leur rapport qualité-prix et leur polyvalence, deviennent des cibles privilégiées pour des attaques par rebond ou des exfiltrations de données. Leur exposition involontaire sur Internet souvent due à des configurations par défaut non sécurisées en fait des portes d'entrée idéales pour des campagnes malveillantes.
Selon le CERT Polska, les correctifs disponibles bloquent les attaques observées. Cependant, leur application reste inégale, notamment dans les environnements où les mises à jour sont rarement prioritaires. Les administrateurs réseau sont invités à vérifier l'intégrité de leurs configurations et à désactiver l'accès SSH depuis Internet si possible.
Le Burkina Faso et l'Afrique subsaharienne, où l'adoption des technologies numériques progresse rapidement, sont particulièrement exposés. Les infrastructures critiques télécoms, énergie, administration reposent souvent sur des équipements hérités, moins protégés contre les menaces modernes.
Pour les entreprises et institutions africaines, cette faille rappelle l'urgence de renforcer la cybersouveraineté : maîtriser ses données, auditer ses équipements et former ses équipes aux bonnes pratiques de sécurité. Une négligence pourrait coûter bien plus cher qu'une simple mise à jour.

Le CERT Polska souligne que les règles de pare-feu par défaut de MikroTik bloquent l'accès public aux ports de gestion, mais que leur activation dépend des configurations manuelles. Une vérification systématique s'impose.
Source : The Hacker News
Prochaines étapes : agir avant que la faille ne soit massivement exploitée
Les experts s'attendent à une escalade des attaques dans les prochaines semaines, à mesure que les détails techniques de la vulnérabilité seront rendus publics. Les organisations africaines doivent prioriser :
- La mise à jour des routeurs MikroTik vers les versions RouterOS corrigées ;
- L'audit des configurations pour détecter des modifications suspectes ;
- La désactivation des services SSH exposés sur Internet, au profit de solutions VPN ou d'accès sécurisés en interne.
Une négligence pourrait transformer ces routeurs en relais pour des attaques plus larges, compromettant des réseaux entiers.
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Pour suivre les signaux disponibles sur l'accès à Internet et les éventuelles perturbations par pays, consultez BNTIC FasoConnect. Ces observations ne constituent pas des mesures officielles des opérateurs.
Sources et références
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