L’Afrique du Sud franchit une étape majeure dans la protection des consommateurs avec le lancement officiel du National Opt-Out Registry, une plateforme gouvernementale gratuite conçue pour mettre un terme aux communications commerciales non sollicitées. Portée par la National Consumer Commission (NCC), cette initiative cible les appels, SMS et emails de marketing direct, imposant aux entreprises de s’inscrire et de croiser leurs listes de contacts chaque mois pour exclure les consommateurs ayant choisi de ne plus être contactés.

Smartphone affichant un message de blocage de spam en Afrique du Sud
Le National Opt-Out Registry permet aux consommateurs sud-africains de bloquer les communications non sollicitées.. Illustration IA par BNTIC News


Illustration : Une main tenant un smartphone affichant un message de blocage de spam, symbolisant la lutte contre les communications non sollicitées en Afrique du Sud.

 

Cette mesure intervient dans un contexte où le pays fait face à une explosion des communications indésirables. Selon le South Africa Spam Report 2026 de TrueCaller, plus de 17 milliards d’appels spam ont été enregistrés entre janvier et juin 2026, marquant une hausse de 25,2 % par rapport à la même période en 2025. Un phénomène qui pèse sur la productivité des citoyens et expose les utilisateurs à des risques de fraude.

Un outil concret pour les consommateurs

Le registre permet aux Sud-Africains de s’inscrire gratuitement pour bloquer définitivement les communications non sollicitées. Les entreprises, quant à elles, doivent désormais respecter cette liste sous peine de sanctions. Une avancée qui place l’Afrique du Sud en tête des initiatives africaines de régulation des communications électroniques, dans un contexte où les fraudes et les sollicitations abusives se multiplient sur le continent.

Pour le Burkina Faso et l’Afrique de l’Ouest, cette initiative pourrait servir de modèle. Avec une croissance rapide des abonnements mobiles et une digitalisation accélérée, la région est également confrontée à une augmentation des appels et messages indésirables, souvent liés à des arnaques financières ou à des campagnes de phishing. Une régulation similaire, adaptée aux réalités locales, pourrait renforcer la confiance des consommateurs dans les services numériques.

Abonnements mobiles — ZAF, BFA
comme le montre l'évolution des abonnements mobiles en Afrique du Sud et au Burkina Faso, reflétant la digitalisation rapide du continent.
Abonnements mobiles, en /100 hab. Graphique généré via bntic.com/data/. Source : Banque mondiale (CC BY 4.0), interrogée par BNTIC FasoData le 08/10/2026. Pays : ZAF = Afrique du Sud ; BFA = Burkina Faso.

 

Carte de l'Afrique illustrant la hausse des appels spam en Afrique du Sud et au Burkina Faso
L'Afrique du Sud et le Burkina Faso sont confrontés à une augmentation des communications non sollicitées.. Illustration IA par BNTIC News


Illustration : Une carte de l'Afrique mettant en évidence les pays confrontés à une hausse des communications non sollicitées, avec un focus sur l'Afrique du Sud et le Burkina Faso.

Les prochaines étapes incluent la sensibilisation des entreprises et des consommateurs à l’utilisation du registre, ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle pour garantir son efficacité. Une initiative à suivre de près, alors que le continent africain cherche à concilier innovation numérique et protection des utilisateurs.

Pour en savoir plus sur les outils de cybersécurité adaptés aux réalités africaines, consultez le BNTIC CyberAlert.

À lire aussi : Fuite de données massive au Danemark : 8,8 millions de personnes concernées

Source : Innovation Village

Sources et références

Sources consultées pour vérifier ce contenu :

  1. South Africa launches National Registry to end spam calls  Innovation Village
QR code de partage — Afrique du Sud crée un registre national pour mettre fin aux appels spam
Contenu authentique BNTIC News : scannez pour confirmer