Les trafics dans les îles de Méditerranée centrale et occidentale au Premier âge du Fer : la Corse des échanges
Résumé fourni par la source
La these est consacree aux relations entre le monde mediterraneen et la Corse (IXe-Ve s. av. J.-C.). Il s’agit d’affronter la vacuite notoire du dossier corse en termes d’echanges au cours de l’âge du Fer. Avec Aleria comme seul point lumineux, ce mutisme contrastait avec le cadre effervescent de la Mediterranee archaique : realite, ou etat des recherches ? Dans la tradition franco-italienne, on opere une entree au sein des societes protohistoriques corses par le biais du marqueur exogene, puis de mettre en evidence les connexions reliant l’ile a son environnement mediterraneen. La recherche implique l’assimilation du background theorique autour de la notion d’ « echange », processus dynamique generateur d’identites, apprehende dans ses implications economiques, culturelles, sociales et politiques. En Corse, il se traduit par l’evolution de la culture materielle, l’integration des biens exogenes dans les mecanismes de distinction sociale, et par une certaine subordination economique et politique a ces trafics. Au-dela, c’est l’insertion precoce de l’ile au sein du reseau mediterraneen qui apparait. Les communautes septentrionales entretiennent un dialogue privilegie avec le monde etrusque. Un certain clivage existe toutefois entre les societes corses du nord et celles du sud dans la participation aux trafics. L’etude invalide la reputation d’une Corse isolee au sein du bouillonnement a l’œuvre en Mediterranee archaique. Elle permet d’ouvrir une large palette de questionnements futurs concernant les modalites de cette participation, dans le but d’aborder plus sereinement la question de l’articulation existant entre phenomenes endogenes et dynamiques mediterraneennes.
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.