L’héritage du père : une bibliothèque au milieu d'une forêt suivi du texte de création Faire de son mieux
Le résumé fourni par la source
Le volet critique de ce mémoire s’intéresse aux héritages littéraires et familiaux dans De bois debout de Jean-François Caron. Une lecture attentive des discours et des motifs qui accompagnent le legs révèle plus précisément que c’est une contradiction entre ces deux héritages qui constitue à bien des égards le moteur narratif. L’analyse montre ensuite que la représentation fictionnelle de l’intellectuel passe chez Caron par la mise en scène de trois personnages dont les relations conflictuelles font écho à cet héritage insaisissable. Le dernier legs du père, un camp-bibliothèque en pleine forêt, incarne finalement la conciliation de ces héritages littéraires et familiaux en plus d’occuper une fonction mémorielle.La volet création du mémoire, Faire de son mieux, raconte le chemin vers l’écriture d’un narrateur qui grandit entouré de livres dans une famille carriériste et cultivée. Ses aspirations littéraires se heurtent rapidement aux attentes et à l’ambition de son milieu. Il navigue alors dans le domaine des lettres dans l’espoir de satisfaire à la fois son désir d’écrire et le souhait de ses parents de le voir réussir dans le monde professionnel. Le récit alterne les passages narrés au présent et les souvenirs ; cette chronologie morcelée permet notamment d’expliciter le rôle paradoxal de sa famille dans son parcours littéraire : elle lui ouvre d’abord les portes de la culture pour ensuite lui en restreindre l’accès.Le lien entre les volets critique et création est essentiellement d’ordre thématique, tous deux se nourrissent de cette tension qui oppose les codes sociaux et littéraires au Québec
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.