Lutter cοntre Ρhytοphthοra infestans : avancées dans la cοmpréhensiοn du mοde d'actiοn d'un prοduit de biοcοntrôle et de ses impacts assοciés.
Rattachement africain : fr. Niveau de preuve : code pays fourni par la source.
Le résumé fourni par la source
L’agriculture française doit réduire l’usage des fongicides de synthèse en raison de leurs effets néfastes sur l’environnement et la santé. Le biocontrôle constitue une alternative prometteuse, mais les solutions efficaces contre Phytophthora infestans, agent responsable du mildiou de la tomate et de la pomme de terre, restent encore limitées. Cette thèse CIFRE vise à caractériser le mode d’action, les conditions d’efficacité et l’innocuité d’un produit de biocontrôle foliaire à base d’extraits de plante (BIV342) développé par l’entreprise Biom InnoV. Ce travail repose sur trois approches complémentaires, chacune explorant des niveaux différents : i) l’agent pathogène, P. infestans, ii) la plante hôte, la tomate (variété Micro-Tom), et iii) le sol. L’étude in vitro montre que l’extrait de plante, seul ou formulé, inhibe fortement la croissance mycélienne et les structures infectieuses (sporanges et zoospores) de P. infestans, via une perturbation membranaire. In planta, une application préventive confère à la tomate une protection efficace contre le mildiou, avec un effet rapide (dès 2h) et durable (jusqu’à 8 jours). Par ailleurs, une baisse d’efficacité après lessivage confirme un effet direct du produit. Toutefois, des analyses d’expression génique montrent l’induction de gènes de défense (PR2, PR5, POX, ACCO), suggérant un double mode d’action : direct sur le pathogène et indirect via l’activation des défenses de la plante. L’étude a intégré une analyse des effets non-cibles. In vitro, le produit formulé a un faible impact sur des microorganismes ubiquistes, bien que Mucor sp. et Bacillus subtilis se montrent légèrement plus sensibles. En conditions contrôlées, il n’altère pas significativement l’activité des enzymes impliquées dans les cycles biogéochimiques, contrairement au fongicide de synthèse testé. Un effet modéré est toutefois observé sur le profil métabolique bactérien et la minéralisation du carbone. Ce travail met en lumière le potentiel du BIV342 comme solution de biocontrôle contre P. infestans, grâce à un double mode d’action. Il souligne l’importance d’anticiper certains facteurs limitants pour une application au champ et de considérer les effets non-cibles au même titre que l’efficacité. Des investigations restent nécessaires, notamment sur les communautés microbiennes.
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.
Le contrôle bibliographique ouvert
DOI retrouvé dans Crossref DOI retrouvé ; titre concordant.
- Titre Crossref
- Lutter cοntre Ρhytοphthοra infestans : avancées dans la cοmpréhensiοn du mοde d'actiοn d'un prοduit de biοcοntrôle et de ses impacts assοciés.
- Date Crossref
- 22/04/2026
- Éditeur
- Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
- Type
- dissertation
Ce recoupement confirme des métadonnées liées au DOI. Il ne confirme ni la méthode ni les conclusions de l’étude, et il ne compte pas comme une seconde source scientifique indépendante.
Les institutions déclarées
Une affiliation ne permet pas de déduire la nationalité d’un auteur.