Etude du cyclopeptidome d'Amanites et Lépiotes par réseaux moléculaires bénéficiant d'annotations multiples : application à la description de nouvelles toxines et de nouveaux cycloamanides d'intérêt chimiotaxinomique potentiel
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Cette thèse réévalue le cyclopeptidome des espèces européennes d'Amanites de la section Phalloideae à partir d'approches déréplicatives en spectrométrie de masse. L'annotation experte de réseaux moléculaires a permis la mise en évidence et l'anticipation structurale de six nouvelles toxines peptidiques d'Amanites — les premières toxines décrites depuis quarante ans — dont l'amériphalloïdine, précurseur biosynthétique supposé de certaines virotoxines. La distribution des toxines a été précisée, révélant pour la première fois qu'Amanita amerivirosa produit une amatoxine et doit être considérée comme une espèce dangereuse. Cette approche étendue aux cycloamanides, peptides à acides aminés protéinogènes, a permis de préciser leur intérêt chimiotaxinomique, leur distribution étant souvent restreinte à une seule espèce. Cinq nouveaux cycloamanides ont été isolés chez Amanita amerivirosa et un chez Amanita vidua dont la structure a été confirmée par synthèse totale. Des analyses UPLC-MS/MS de Lépiotes béninoises ont clarifié la distribution des amatoxines chez ce genre et des développements méthodologiques en toxicologie analytique ont été menés sur des échantillons urinaires et sanguins de patients ayant ingéré de l'amanite phalloïde.