Aller au contenu principal
2026 conference-paper

Impact des traitements néoadjuvants sur la qualité musculaire chez les patients atteints de cancer œso-gastrique opérable malgré la préhabilitation

0Citations signalées, ce qui n’est pas une note de qualité
0Institutions déclarées
0Pays d’affiliation déclarés

Le résumé fourni par la source

Introduction Chez les patients atteints d’un cancer œso-gastrique opérable, les traitements néoadjuvants peuvent altérer précocement la composition corporelle malgré une optimisation préopératoire nutritionnelle et physique. La dégradation de la qualité musculaire (myostéatose) pourrait précéder la perte de masse musculaire (myopénie), mais l’impact comparé de la chimiothérapie et de la radiochimiothérapie reste mal connu. Méthodes Étude observationnelle incluant des patients atteints de cancer œso-gastrique opérable traités par néoadjuvant entre 2019 et 2023, disposant de deux scanners au diagnostic (T0) et avant chirurgie (T1). La masse musculaire (SMI), la densité musculaire (SMD) et les compartiments adipeux ont été mesurés sur une coupe scannographique en L3. Les paramètres biologiques incluaient l’IMC, l’albuminémie, la CRP, les plaquettes, les neutrophiles, les lymphocytes, le NLR et le PLR. La myopénie et la myostéatose étaient définies selon les critères de Martin. Résultats 59 patients ont été inclus (29 chimiothérapies, 30 radiochimiothérapies ; délai moyen T0-T1 128,9 jours). Une diminution significative du SMD a été observée (Δ médiane −2,87 UH ; p < 0,001), sans variation du SMI (p = 0,19) ni de l’IMC (p = 0,072). Les plaquettes et les lymphocytes diminuaient significativement, tandis que le NLR augmentait. La myopénie était fréquente dès le diagnostic (62,7 %) et restait élevée à T1 (60,0 %). La myostéatose était très prévalente à T0 (87,6 %) et s’aggravait après traitement néoadjuvant (90,0 %). La dégradation du SMD ne différait pas entre chimiothérapie et radiochimiothérapie (p = 0,21), comme les variations du SMI, de l’IMC et des compartiments adipeux. En revanche, la radiochimiothérapie était associée à une diminution plus marquée des neutrophiles (p = 0,001) et des lymphocytes (p < 0,000001), ainsi qu’à une augmentation plus importante du PLR (p < 0,00001). Une tendance à une augmentation plus importante du NLR était observée (p = 0,068). Conclusion Chez les patients atteints de cancer œso-gastrique opérable traités par néoadjuvant, la qualité musculaire se détériore précocement entre le diagnostic et la chirurgie, indépendamment de la modalité thérapeutique, malgré la stabilité de la masse musculaire et de l’IMC. La radiochimiothérapie est associée à des altérations hématologiques plus marquées que la chimiothérapie. La concomitance entre dégradation de la qualité musculaire et variations des marqueurs inflammatoires suggère des interactions entre qualité musculaire et homéostasie immunitaire.

Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.

Le contrôle bibliographique ouvert

Aucun DOI disponible pour le contrôle Crossref.

Les sujets associés

Nutrition and Health in AgingCancer survivorship and careMuscle Physiology and Disorders

BNTIC News n’est pas le producteur de ces données. Les publications sont interrogées à la demande dans Crossref, OpenAIRE, DOAJ, Europe PMC, HAL, DataCite, AfricArXiv, ROR et la Banque mondiale, sans clé d’accès. OpenAlex reste optionnel. Aucun service payant n’est nécessaire et aucune donnée externe n’est enregistrée en base. Consulter les sources et leurs limites.