Optimizing benefits from immuno-oncology in ovarian cancers
Rattachement africain : fr. Niveau de preuve : code pays fourni par la source.
Le résumé fourni par la source
Le cancer de l’ovaire (CO) est le cancer gynécologique le plus mortel, affectant approximativement 1 femme sur 70 dont seulement 45% survivent 5 ans après leur diagnostic. Dans la majorité des cas le CO est diagnostiqué à un stade avancé et une chirurgie de cytoréduction complète n’est pas envisageable d’emblée. La chimiothérapie peut précéder l’intervention chirurgicale : on parle alors de chimiothérapie néoadjuvante (CTNA). Malgré des taux de réponse objectifs de 80% à la CTNA, la grande majorité des patientes récidivent et deviennent résistantes à la chimiothérapie. Ainsi, il existe un besoin urgent d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d’améliorer la prise en charge des patientes. L’immunothérapie, en particulier les inhibiteurs de checkpoint immunitaire (ICI) comme les anti-PD-L1, a montré un fort potentiel contre plusieurs cancers. Au diagnostic, les tumeurs de l’ovaire présentent fréquemment un nombre élevé de lymphocytes infiltrant la tumeur et le degré d’infiltration est corrélée positivement avec la survie. Ces données nous suggèrent que le CO représente un bon candidat pour cette stratégie thérapeutique. Malheureusement, les résultats à ce jour ont été décevants dans le CO récidivant. En effet, seule une minorité de patiente (<15%) présente une réponse aux anti-PD-L1. Les stratégies d’immunothérapie testées à ce jour contre le CO se sont calquées sur les approches efficaces contre le cancer du poumon ou le mélanome. Or, le CO n’est pas une tumeur immunogénique comme le poumon, mais une tumeur qui baigne dans un microenvironnement particulièrement immunotolérant et l’évasion immunitaire dans les CO pourrait être le résultat d’une surexpression concertée de plusieurs inhibiteurs immunitaires. De plus, ces essais ont été conduits chez des patientes lourdement pré-traitées, à un stade où leur système immunitaire était probablement trop faible pour combattre la maladie. Introduire l’immunothérapie plus tôt dans le traitement, en combinaison avec la CTNA par exemple, pourrait permettre d’améliorer la réponse. En effet, nous avons précédemment montré que la chimiothérapie induisait une augmentation significative de l’infiltrat immunitaire en faveur d’une réponse immunitaire anti-tumorale. Partant de ces hypothèses, nous avons proposé l’essai clinique IneOV qui évalue l'impact d'une CTNA avec un anticorps anti-PD1 seul ou en association avec un anti- CTLA-4, chez des patientes récemment diagnostiquées. Un profilage immunitaire a été effectué à partir des échantillons tumoraux et corrélé avec la réponse au traitement. Les résultats préliminaires ont démontré un taux de réponse pathologique complète et un taux de résection de 18% et 70%. Nous avons également montré que les patientes ayant une meilleure réponse au traitement présentaient une infiltration immunitaire plus élevée. Les macrophages représentaient la population immunitaire intra-tumorale la plus abondante donc cibler cette population plutôt que les lymphocytes pourrait être plus pertinent dans le CO. Nous avons montré que le récepteur CD47 était fortement exprimé dans le CO et qu’il participe à l’inhibition de la phagocytose des cellules tumorales en interagissant avec SIRPα sur les macrophages, contribuant ainsi à l’évasion immunitaire. De plus, la polarisation des macrophages influençait directement leur capacité de phagocytose. L’ensemble de ces résultats pourrait permettre dans le futur, le développement de nouveaux essais cliniques de combinaisons innovantes dans les CO.
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.
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