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Luxé, La Terne 2023 - Rapport de fouille et prospection géophysique - Fanum des Chênes

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Rattachement africain : fr. Niveau de preuve : code pays fourni par la source.

Le résumé fourni par la source

L’opération archéologique menée à La Terne, au lieu-dit Les Chênes (parcelle AB 45), a permis de remettre au jour le sanctuaire gallo-romain dont la fouille avait débuté en 2022. La stratigraphie et la prospection géophysique permettent de constater cinq phases d’occupation sur l’emprise fouillée. Le sanctuaire et les fossés font partie de la zone périurbaine antique et de la fortification précoce dont l’établissement est datable hypothétiquement de la fin de l’âge du Fer. Cette année, cet ensemble a été réparti en phases chronologiques préliminaires : I : Un remblai général établi sur la roche-mère. Celle-ci accueille déjà le creusement du fossé défensif parallèle à celui fouillé en 2021. II : Un bâtiment en matériaux périssables est installé sur ce remblai. Ce bâtiment est représenté en l’état actuel de nos connaissances par au moins onze trous de poteaux et un niveau de circulation argileux. Installé sous les fondations du sanctuaire en pierres, ce bâtiment sur poteau semble lui-même comporter deux sous-phases qui se distinguent par l’orientation des vestiges. Le mobilier céramique parait indiquer que l’établissement de ces structures a eu lieu à partir des années 20 apr. J.-C. au plus tôt. Le remplissage d’une fosse située au sud et coupant le niveau de circulation correspondant à cette phase est datable de 15 apr. J.-C. au plus tôt, tout comme le comblement final du fossé défensif au sud de l’emprise. III : La pétrification du sanctuaire, datée plutôt du deuxième tiers du Ier siècle en 2022 a été de nouveau étudiée en 2023 : la fouille quasi complète des remblais de déchets de taille servant de préparations de sol au podium du temple, donne ainsi une datation renouvelée du dernier quart du Ier siècle apr. J.-C. L’étude des mortiers permet de confirmer la contemporanéité des murs de la galerie et de la cella. L’occupation du sanctuaire est représentée par une unique couche de remblai probable de circulation. IV : L’abandon du sanctuaire semble toujours se situer autour de 150 apr. J.-C. au plus tard. Une tranchée de récupération de matériaux a été mise en évidence en 2023, non-datable d’après les données disponibles. V : La terre arable contemporaine recouvre les vestiges et l’arasement du site est poursuivi par les charrues. La répartition stratigraphique du matériel céramique indique une perturbation générale importante du sanctuaire et confirme également qu’une occupation protohistorique existe sur le site. Le matériel faunique ne se distingue pas de celui découvert lors des précédentes campagnes et permet de consolider l’idée selon laquelle ces restes proviennent à la fois de déchets de boucherie et de repas.Enfin, la prospection géophysique a permis de situer le sanctuaire dans son contexte immédiat. Sa proximité avec le système défensif et son isolement détonne avec l’agglomération des structures bâties repérées à l’intérieur de la fortification. Cette partie de l’agglomération parait organisée autour d’un axe de circulation prolongé au nord-est par une interruption des fossés défensifs.

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  • Archéologie des Amériques pays non établi dans la notice
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  • LIttoral ENvironnement et Sociétés pays non établi dans la notice
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  • Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques pays non établi dans la notice
    Structure de recherche
  • Institut de Recherche sur l'Architecture Antique pays non établi dans la notice
    Structure de recherche
  • Centre National de la Recherche Scientifique pays non établi dans la notice
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  • École Normale Supérieure - PSL pays non établi dans la notice
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  • Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident pays non établi dans la notice
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  • Orient & Méditerranée pays non établi dans la notice
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  • EVEHA - Études et valorisations archéologiques (31 rue Soyouz - ESTER Technopole 87 068 LIMOGES Cedex Tel : 05 55 10 98 72 contact@eveha.fr - France) pays non établi dans la notice
    Institution
  • OM - ORIENT ET MÉDITERRANÉE : Textes pays non établi dans la notice
    Institution

Université Bordeaux Montaigne, Archéologie des Amériques et LIttoral ENvironnement et Sociétés, avec 8 autres affiliations.

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