Le palmier à huile : les faits. Fiche n° 01.02.Q56
Résumé fourni par la source
Le palmier à huile (Elaeis guineensis Jaq.) est emblématique de la monoculture intensive des plantes pérennes tropicales. Cultivé sur 25 millions d'hectares, son système d'exploitation a peu évolué au cours du XXe siècle1. Même si le développement à grande échelle de cette culture s'est considérablement ralenti au cours de la dernière décennie, il soulève encore un certain nombre de questions à la recherche sur la durabilité de ses systèmes de production. La controverse qui accompagne le développement du palmier à huile depuis plus de trente ans concerne également la gestion du changement climatique, dans un secteur fortement mondialisé et en pleine mutation. L'héritage colonial a façonné une géopolitique du palmier basée sur l'exploitation des ressources au Sud (plantations) et la transformation au Nord (raffinage, transformation industrielle et distribution), l'huile de palme brute étant la forme circulante. Ce paysage mondial est en pleine mutation puisque les industriels du Sud (Indonésie, Malaisie, Colombie, Thaïlande) investissent progressivement dans les activités en aval, dont la production de biocarburants. Le secteur reste fortement lié au commerce intercontinental, les géants asiatiques (Chine et Inde) jouant un rôle croissant tant dans la consommation d'huile de palme brute (CPO) que dans sa transformation.
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