La diversification de la protéine kinase R contribue à la spécificité des interactions entre chauves–souris et virus
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Plusieurs espèces de chauves-souris hébergent de manière asymptomatique certains virus hautement pathogènes chez d’autres mammifères. Les mécanismes sous-jacents impliquent certainement une balance évolutive entre tolérance et résistance immunitaire aux infections virales. Toutefois, une grande partie de l’évolution de l’immunité innée des chauves-souris reste à élucider. Dans cette revue, nous présentons la caractérisation de la diversification de la protéine kinase R (PKR), une protéine antivirale majeure de la défense innée antivirale. Nos résultats récents indiquent que la PKR a évolué sous pression de sélection positive et a subi des duplications génomiques chez la chauve-souris, contrairement à tous les autres mammifères étudiés qui ne possèdent qu’une seule copie du gène. Ces changements génétiques dans la PKR des chauves-souris résulteraient en partie de conflits génétiques avec d’anciens poxvirus pathogènes, façonnant une interface hôte-virus spécifique aux chauves-souris. Par ailleurs, les PKR dupliquées chez les espèces du genre Myotis ont subi une diversification génétique qui leur permet d’échapper collectivement aux virus et d’en renforcer le contrôle. Ces résultats suggèrent que les adaptations de PKR contribuent à la spécificité des interactions modernes entre les virus et les chauves-souris et participent à expliquer ces mécanismes immunitaires uniques aux chauves-souris.
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.
Contrôle bibliographique ouvert
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- Titre Crossref
- La diversification de la protéine kinase R contribue à la spécificité des interactions entre chauves–souris et virus
- Date Crossref
- 25/02/2025
- Éditeur
- MathDoc/Centre Mersenne
- Type
- journal-article
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