La vitesse généralisée sociale : un nouvel outil pour les politiques publiques
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[Introduction] Dans les années 1950, l’an 2000 faisait rêver. Les bandes dessinées annonçaient un monde dominé par la vitesse des déplacements. Plongeant dans l’imaginaire de Jules Verne, la science-fiction n’était pas seule à envisager la démocratisation des « scooters volants » et de l’aviation supersonique. Soixante années plus tard, ce scénario ne s’est pas réalisé mais il reste un horizon dont témoignent les succès médiatiques des voyages spatiaux pour milliardaires. La permanence de ces rêves s’explique par le fait que les gains de vitesse ont été au cœur de la transformation des modes de vie issue des révolutions industrielles. Mais la vitesse physique n’explique pas tout, il faut aussi tenir compte de la vitesse économique. Comme l’avait pressenti Ivan Illich (1973), la vitesse a un prix qui, combiné à la vitesse physique, détermine la vitesse généralisée. En donnant à cette variable clé une dimension sociale et environnementale, les politiques publiques disposent d’un puissant outil d’aide à la décision.
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