15 Le portugais en Angola
Résumé fourni par la source
Dans ce chapitre, l’accent est mis sur les opinions des profanes sur le portugais parlé en Angola et sur la prise en compte de celles-ci dans la recherche scientifique. La « linguistique populaire » est donc comprise à la fois au sens des commentaires formulés par des linguistes non professionnel·le·s sur la langue et des travaux linguistiques portant sur les connaissances (linguistiques) et attitudes (dans les langues) des non-professionnel ·le·s. Comme le montre le chapitre, le contexte sociolinguistique de l’Angola est marqué de manière décisive par les facteurs suivants : 1) le portugais a été imposé à la population par la colonisation et après l’indépendance, il a été institutionnalisé comme seule langue officielle du pays parmi une multitude de langues parlées ; 2) le prestige élevé du portugais européen est à mettre en regard avec le faible prestige de la variété angolaise. Dans le discours public angolais, le portugais européen est encore considéré comme « correct », tandis que les différences par rapport à celui-ci sont considérées comme des erreurs. Un autre aspect concerne la codification et la normalisation de la variété angolaise permettant de renforcer son statut, les linguistes non professionnel ·le·s étant ainsi appelé·e·s à contribuer à la documentation du portugais angolais. Enfin, la définition d’une orthographe homogène comme un aspect de la codification est abordée : cette dernière fait l’objet des débats linguistiques et des discussions des nonspécialistes - y compris les responsables politiques - à propos des toponymes angolais d’origine bantoue.
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.
Contrôle bibliographique ouvert
DOI retrouvé dans Crossref DOI retrouvé ; titre concordant.
- Titre Crossref
- 15 Le portugais en Angola
- Date Crossref
- 18/12/2023
- Éditeur
- De Gruyter
- Type
- book-chapter
Ce recoupement confirme des métadonnées liées au DOI. Il ne confirme ni la méthode ni les conclusions de l’étude et ne compte pas comme une seconde source scientifique indépendante.