Intérêt de la biologie moléculaire dans le diagnostic, le pronostic et l'évaluation de la sensiblité aux traitements des leucémies myélomonocytaires chroniques juvéniles
Le résumé fourni par la source
La leucémie myélomonocytaire juvénile (LCMMJ) est une hémopathie maligne clonale rare et grave de la petite enfance. Sa présentation clinique et son mode évolutif sont hétérogènes. Elle résulte de mutations activatrices de la voie RAS (PTPN11, NRAS, KRAS, NF1) à l origine d une pousse spontanée des progéniteurs macrophagiques en culture. La greffe de moelle est à ce jour le seul traitement potentiellement curateur mais le taux de rechute reste important. Nous avons souhaité évaluer l intérêt de la biologie moléculaire dans le diagnostic, le pronostic et l évaluation de l sensibilité au traitement des LMMJ. Notre cohorte comprend 38 patients dont le diagnostic de LMMJ a été posé entre 1991 et 2007. L âge médian au diagnostic est de 16 mois (0 à 7 ans). 31/38 (80%) des patients présentent une spénomégalie. Près de 80% des patients ont une mutation d un gène par voie RAS. La grande majorité (8/9) des patients mutés par RAS ont une pousse spontanée de progéniteurs macrophagiques. Les patients mutés pour NF1 ne présentent pas de pousse spontanée mais une pousse anormale en présence de facteurs de croissance. La survie globale des patients est de 20% à 5 ans. Elles de 65% à 14 mois (suivi médian) chez les patients mutés pour PTPN11 alors qu elle est de 85% chez les patients non mutés pour PTPN11. Au total, notre étude confirme le mauvais diagnostic des LMMJ ainsi que l implication majeure de la voie RAS. Un lien se dessine entre le génotype et le phénotype de la pousse des progéniteurs suggérant un rôle possible du génotype dabs la sensibilité aux drogues. Les mutations PTPN11 semblent aggraver le pronostic.
Ce résumé expose les affirmations des auteurs. BNTIC ne l’interprète pas comme une validation indépendante des résultats.