Etude épidémiologique de la prise en charge des patients sous AVK au cabinet dentaire en Ille-et-Vilaine
Rattachement africain : fr. Niveau de preuve : code pays fourni par la source.
Le résumé fourni par la source
En odontologie, la prise en charge des patients sous traitement anticoagulant, et en particulier sous antivitamines K (AVK), est en pleine volution. Actuellement, environ 1,5% de la population franaise est trait par AVK, soit environ 600 000 personnes. La majorit de ces patients est reprsente par des personnes ges, trs souvent polymdiques et donc fragiles (Persac 2007). Depuis 2006, la Socit Franaise de Cardiologie (SFC) et la Socit Francophone de Mdecine buccale et de Chirurgie buccale (SFMBCB 2006) recommandent la poursuite du traitement pour un acte de chirurgie buccale. En effet, le traitement anticoagulant a pour but de diminuer le risque thromboembolique ; l'arrter peut avoir des consquences ltales pour le patient (Della Valle 2003). La ralisation d'un relais aux hparines augmente le risque thromboembolique, ne met pas l'abri d'hmorragies post-opratoires (Dunn 2003) et perturbe le traitement hypocoagulant qui sera par la suite difficile ajuster et stabiliser. Afin d'valuer les pratiques actuelles de prise en charge des patients sous AVK, nous avons effectu une tude pidmiologique sur la pratique des chirurgiens dentistes d'Ille-et-Vilaine l'aide d'un questionnaire. Le recueil des donnes a t ralis en 2007. Un courrier informatif dcrivant l'tude, un questionnaire et une enveloppe timbre avec l'adresse pr-inscrite a t envoy par courrier aux 730 chirurgiens dentistes d'Ille-et-Vilaine durant le mois de mai 2007. Les questions reprennent les diffrents protocoles opratoires mis en place lors de la ralisation d'un acte chirurgical invasif au cabinet dentaire. Sur 730 questionnaires envoys, 312 ont t retourns, soit 42,74% de rponses. Parmi ces rsultats, 12 sont inexploitables. Sur les 300 questionnaires exploitables, 170 praticiens (56,67%) prennent en charge les patients sous AVK lors d'actes sanglants : 56 hommes (38,62%) et 114 femmes (73,55%). Sur ces 170 praticiens, 27 (15,88%) choisissent de ne pas arrter le traitement anticoagulant dans la plupart des cas, sinon ils demandent un relais ou l''arrt du traitement AVK. 28 (16,47%) choisissent strictement de ne pas arrter le traitement AVK. Parmi les 28 praticiens respectant le protocole de la SFMBCB, 17 ont indiqu la valeur limite de l'INR pour laquelle ils ralisent un acte sanglant : les valeurs se situent entre 2,5 et 4,5 avec un INR moyen de 3. Notre tude a essay de dresser un premier tat des lieux de la prise en charge de ces patients en Ille-et-Vilaine et de rendre compte des pratiques. La presque totalit des chirurgiens dentistes de ce dpartement a reu le questionnaire et le grand nombre de rponses (42,74% de rponses) donne un bon chantillon de la population de praticiens exerant dans ce dpartement. Les recommandations de la SFMBCB et de la SFC sont adoptes par une minorit de praticiens. Comme d'anciennes habitudes perdurent, il semble important que les diffrents acteurs de notre profession prennent une part active la diffusion et l'enseignement de ces recommandations.
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Le contrôle bibliographique ouvert
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- Titre Crossref
- Etude épidémiologique de la prise en charge des patients sous AVK au cabinet dentaire en Ille-et-Vilaine
- Date Crossref
- 01/01/2011
- Éditeur
- EDP Sciences
- Type
- proceedings-article
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